Sino-French Architectural Communication Society

Salon d’archi crossover Accueil > Événements > Salon d’archi crossover > texte

Le second séminaire SFACS s’est tenu à Paris avec succès

Date:2018-05-03Clics:499

Le second séminaire SFACS s’est tenu à Paris avec succès




Sujet : le développement urbain et rural en Chine et écocités chinoises

Date : le 3 mai 2018

Local : Bureau IFADUR Paris



Le second séminaire du SFACS à Paris s’est tenu au bureau IFADUR le mai 3 2018. Le conférencier de ce séminaire est le célèbre architecte-urbaniste français, M.  David Mangin. Il est associé à l’agence Seura depuis 1989, il travaille sur de grands projets urbains en France et à l’étranger. Professeur à l’École d’architecture de la ville et des territoires à Marne-la-Vallée, il a mené une réflexion à l’échelle des grands territoires à propos de l’urbanisation contemporaine. Il plaide pour une ville durable, avec la publication de plusieurs ouvrages, dont « La ville franchisée », Editions de la Villette (2004) et « La ville passante », Editions Parenthèses (2006). Il a obtenu le grand prix d’urbanisme en 2008. Il s’intéresse également à des villes chinoises notamment des villes intermédiaires et des projets d’écocités.



Le séminaire a été animé par le secrétaire général de SFACS Paris Dr. Mingye LI, modéré par le président de la commission d’experts SFACS M. Thierry Melot. David Mangin a commencé sa présentation par les « villages urbains » à Shenzhen et les migrants dans cette ville. Il pense que la population migrante est un sujet mondial. Beaucoup de pays font face à cette question au jour d’aujourd’hui. Il n’existe pas de panacée universelle. En revanche, il faut d’abord comprendre les trajets de migration de ces populations. Dans le cas de la Chine, la plupart des migrants ne restent pas définitivement dans les grandes villes, ni retournent dans la campagne, mais s’installent dans des petites villes ou bourgs aux alentours.  Alors, il faudra prendre en compte ces futures population dans les plans d’urbanisme de ces petites villes.



Il pense qu’il y a une grande diversité parmi les régions rurales chinoise, que soit des villages désertés, des villages avec une construction de style urbain, des villages thématiques, ou des « villages urbains » englobés par des zones urbanisées. En tant qu’urbaniste, il doit comprendre les spécificités de ces villages et les problèmes confrontés par la population locale. Quant aux villes chinoises, elles avaient des caractéristiques distinctives en termes de l’organisation spatiale. Néanmoins, avec la croissance de déplacement en voiture, la forme les villes chinoises ressemble de plus en à des villes occidentales avec la construction massive des rocades, des autoroutes. L’étalement urbain est une tendance mondiale. La ville est de moins en moins adaptée aux piétons. L’échelle est de moins en moins humaine. Si les villes européennes arrivent aujourd’hui au bout de cette course, les villes chinoises n’ont pas encore abandonné cette façon de croissance. A ce titre, le développement des écocités pourrait être un signe de changement de modèle de développement.




Enfin, il a partagé ses expériences des projets des écocités en Chine comme la ville de Jingzhou. A travers des croquis, il a démontré comment aménager une ville écologique en s’appuyant sur l’environnement local avec l’introduction de transport en commun.


M. Thierry Melot a félicité le travail de M. David Mangin en Chine, et donné son opinion sur le mécanisme durable de développement des écocités en Chine. Environs quarante personnes ont assisté au séminaire. Le second séminaire SFACS avec une durée de trois heures a pris sa fin avec succès.